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Super Robot Taisen Alpha for Dreamcast


La série des Super Robot Taisen est une véritable institution au Japon, chaque console ayant au moins droit à un titre. Il est donc tout naturel que la Dreamcast ait reçu le sien. Bon, c’est un portage de la version Playstation, certes, mais c’est le premier dont les scènes de combat et les cartes sont en véritable 3D (et pas en 3d isométrique), bien avant la version Gamecube. Au chapitre des nouveautés on a le droit à une nouvelle fin, de nouvelles batailles, l’ajout d'attaques combinées, les portraits des personnages (pendant les phases de dialogues) en haute définition et des personnages supplémentaires. Tout cela justifie donc l’appellation "for Dreamcast".



1) Encyclopedia Roboticum
Le jeu commence par une cinématique d’introduction qui en quelques minutes montre la plupart des robots qui apparaissent dans le jeu. On notera pour les plus connues, les différentes séries Gundam (0079, 0080, 0083, Z, ZZ, Char’s Counterattack entre autres), Macross (Ai wo Oboeteimasu ka et Macross Plus), Gunbuster, Giant Robot, Evangelion, Mazinger, Getter Robot et les héros d’un autre jeu Dreamcast (ajouté pour l’occasion !) : Sunrise Eiyûtan. Arrive ensuite l’écran de présentation qui propose de commencer ou de continuer une partie, mais aussi un mode option avec un sound test, une liste des robots rencontrés pendant vos parties, une liste des personnages rencontrés, un mode Karaoké (^_^), les cinématiques faites avec le moteur 3D du jeu et enfin les mini-cinématiques que l’on voit de temps en temps (apparition de Mazinger, sortie de l’Eva 01, etc...).
Passé le menu de présentation, ce qui choque c’est l’omniprésence du Japonais. En effet ce jeu est plutôt conseillé à ceux qui connaissent cette langue ou à ceux qui jouent depuis un moment aux différentes versions et connaissent bien le système de jeu. Si vous n’avez jamais joué à un Super Robot Taisen auparavant vous risquez de le trouver un peu difficile… mais pas insurmontable pour peu que vous osiez vous investir. Avec quelques bases en japonais, un bon dictionnaire de kanjis et l'acharnement du hardcore gamer qui sent que ça vaut le coup de se faire un peu mal, vous pourriez y prendre du plaisir.
2) Otaku-tanné
Parlons maintenant du jeu en lui-même. Quand vous commencez l'aventure, en plus de choisir votre style de robot (à l'ancienne : grand, voyant et costaud, ou de type plus moderne : petit, flexible et rapide), vous créez votre personnage en choisissant son sexe et son portrait, sa date de naissance, son groupe sanguin et son caractère. Tous ces choix auront des répercussions sur ses pouvoirs spéciaux. Le jeu commence alors. Le principe est simple, très proche de Sakura Taisen : des phases de dialogues à la manière d’un jeu d’aventure à écrans fixes japonais et des batailles avec cut-scenes. Le jeu est découpé en chapitres qui correspondent à autant de batailles. On vous proposera de temps en temps des choix qui influeront de différentes manières sur votre chemin ou sur le plan de bataille. Il est donc possible de refaire le jeu plusieurs fois sans que les parties se ressemblent pour autant.
3) Mets tout ce que tu peux, la Dreamcast fera le reste ! (Citation du chef de projet)
Entrons enfin dans le vif du sujet avec le gameplay ! Vous choisissez vos robots au début de la bataille et il ne vous reste plus qu’à partir à l’assaut. Comme je l’ai dit précédemment, les cartes sont intégralement en 3D. L’inconvénient c’est que l’interface s’en trouve ralentie, dépendamment bien sûr de la complexité des cartes. Programmation faite avec les pieds ou limites de la Dreamcast atteintes, difficile à dire, même si je pencherai pour la première solution. Mis à part cela, les mécanismes du jeu restent assez basiques et classiques. Lors de la phase du joueur on déplace les robots un à un. Chaque robot a la possibilité d'attaquer tout ennemi à la portée de ses armes. Dans ce cas on a droit à des cut-scenes où chaque robot attaque à tour de rôle (elles sont un peu longues à charger mais comme il est possible de les zapper ou de jouer sans, ce n’est pas vraiment handicapant, juste un peu dommage). Elles sont elles aussi en 3D et offrent souvent, pour les attaques les plus impressionnantes, un déluge de couleurs et de lumières, fort joli mais à déconseiller aux épileptiques. On remarque à de rares occasions des bugs d'affichage, mais ils n'ont lieu que pendant les attaques combinées (rajoutées toujours avec les pieds en fin de phase de développement, si ma mémoire est bonne). Une autre grande force des Super Robot Taisen c’est que la plupart des personnages sont doublés pendant les cut-scenes par leurs doubleurs originaux ! Cris de rage et de douleur très convaincants au menu ! Malheureusement certains doubleurs plus âgés ayant quitté ce monde, des séries comme Goldorak ont été absentes pendant un moment, et certains doubleurs n'ayant pas répondu à l'appel, ce sont des imitateurs qui les ont remplacés. Mais cela n'enlève rien au plaisir de jeu, sauf pour les puristes peut-être. Toujours du point de vue du son, un autre point important est la présence de tous les génériques sous forme instrumentale ! Ainsi chaque fois que vous attaquez avec un robot, son thème musical l'accompagne. Comme tout bon générique, il reste dans la tête et il n'est pas rare de se lever le matin et de fredonner ses airs entraînants en se brossant les dents. Si les symptômes s'aggravent, il vous sera toujours possible de vous défouler sur le mode Karaoke qui se trouve dans les options. Comme quoi les programmeurs et le chef de projet n'ont pas que des pieds... ils ont aussi une tête.
4) C'est "gros robot ultra-puissant" ou "pilote mutant", mais pas les deux en même temps.
Comme vous le voyez, rien de sorcier dans le principe de base si ce n’est que certains adversaires (généralement les Boss) sont difficiles à toucher et très résistant. C’est là qu’interviennent les « pouvoirs » des différents pilotes. Ils permettent de toucher mieux ou à coup sûr, de « brûler son cosmos » pour devenir plus fort et avoir accès aux attaques les plus puissantes, de doubler les dégâts etc… Suivant l'univers des séries dont ils sont issus, les pilotes ont aussi des bonus au touché et en esquive pour retranscrire le côté surhumain de certains personnages. Par exemple Amuro Rei a une compétence "NewType" de niveau 1, qui lui donne des bonus, et au fur et à mesure qu'il augmente de niveau sa compétence NewType augmente ainsi que les bonus qu'elle engendre, faisant de lui un pilote largement au dessus de la norme. Durant les batailles il est aussi possible de recruter certains ennemis en essayant de leur parler avec d’autres personnages faisant partie du même anime ! Fans de séries de robots qui avez visionné des heures et des heures d'anime votre acharnement va être récompensé.
5) On est jamais aussi bien servi que par soi-même.
Le scénario est un mélange de celui de toutes les séries présentes avec en fond, et pour lier le tout, celui des "séries originales" créées par Banpresto. Au fil des épisodes de la série, le nombre des personnages créés par le studio n'a fait qu'augmenter et il faut avouer que certains sont tout aussi attachants et classes que les héros classiques de l'animation japonaise. Au chapitre des versions plus anciennes on peut noter Super Robot Taisen EX et Lord Of Elemental sorti tous les deux sur SuperFamicom, se déroulant dans un monde parallèle dont tous les vieux "personnages originaux" sont originaires. Plus récemment, deux épisodes uniquement dédiés à d'autres "personnages originaux" plus actuels, Super Robot Taisen Original Generation 1&2, sont sortis en 2002 et 2005 sur Gameboy Advance et ont été compilés pour une sortie sur Playstation 2 en 2007. A suivi un "add-on" baptisé Super Robot Taisen Orginal Generation Gaiden. Tout cela pour vous dire que ces "personnages originaux" sont là pour vous réserver quelques surprises et apporte un peu de nouveauté à ceux qui connaissent leurs classiques par cœur !
6) Débutants acceptés
Au niveau de l'accessibilité, je sais que ça peux paraître contradictoire avec ce que j'ai dit auparavant mais je conseille cet épisode à ceux qui veulent s'initier aux Super Robot Taisen. Pourquoi ? Parce que le système est finalement assez simpliste, surtout en comparaison des épisodes qui ont suivi : dans celui-ci les robots se déplace un par un (pas de groupes de 2, 3 ou 4 comme dans certains épisodes), pas de système de renfort, de répartitions des dégâts sur d'autres robots, ni de costumisation des compétences des personnages... Une fois le système de base et les astuces de paramétrage assimilés tout va comme sur des roulettes ! Autre point qui le rend plus agréable que ses prédécesseurs : la possibilité de choisir entre regarder une cut-scene ou la zapper. En effet dans les anciens épisodes cette option n'existait pas et cela rendait les épisodes Saturn, par exemple, particulièrement épiques si j'en crois certains de nos collaborateurs.
7) Un jeu commercial, c'est jeu avec une vraie fin et des fausses suites.
Comme vous pouvez le constater ce jeu est très riche en informations en tout genre sur les séries japonaises de robots et exploite pleinement les licences qu’il affiche. Il s’adresse donc aux fans de Tactical RPG, de séries japonaises et à tous ceux que la langue japonaise ne rebute pas. A essayer pour les autres ! Personnellement c'est un de mes T-RPG favoris sur cette console, et même si sur le plan technique il souffre de certaines lenteurs, il reste un épisode réussi avec un système accessible et assez simple une fois les subtilités du gameplay assimilées. La suite de la saga n'est malheureusement pas disponible sur Dreamcast mais pas de soucis le jeu se suffit à lui-même et possède sa propre fin bien définitive comme on les aime.

> Data <

Test écrit par Molokh en mars 2005 et repris en juillet 2009,précédemment publié sur Dream-Storming.com (2004 - 2008)

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